La sécheresse estivale a fortement perturbé la saison des champignons. Alors que la fin septembre et le début octobre sont habituellement propices à la cueillette, les amateurs doivent cette année s’aventurer davantage pour espérer trouver des spécimens.
Le manque d’eau se fait particulièrement ressentir dans les bois de feuillus, où les récoltes sont maigres. Les cueilleurs se tournent désormais vers des zones plus humides, à proximité des cours d’eau ou dans les endroits où la mousse conserve davantage d’humidité. La chaleur pourrait également avoir endommagé une partie du mycélium, la structure souterraine à l’origine des champignons.
À Liège, la Société botanique exposait 200 espèces, notamment des champignons qui poussent sur le bois mort et résistent mieux à la sécheresse.
Les spécialistes en profitent pour rappeler les bonnes pratiques de cueillette : se faire accompagner par une personne expérimentée, ne jamais consommer un champignon sans être certain de son identification et respecter la nature. Il est notamment conseillé de laisser les petits spécimens grandir et de ne pas ramasser les champignons trop abîmés.
Ce phénomène s’inscrit dans une tendance observée depuis plusieurs années, marquée par l’alternance de périodes de sécheresse et de fortes pluies. Résultat : la saison des champignons commence de plus en plus tard et se raccourcit.
Un espoir subsiste toutefois : quelques jours de pluie pourraient relancer leur croissance. Les amateurs espèrent ainsi retrouver des récoltes plus abondantes au mois de novembre.