Ce mercredi après-midi, une délégation du CEF, le Comité des Elèves Francophones, va rencontrer la ministre de l'Enseignement, Valérie Glatigny. Leur espoir: être entendu, mais pas qu'une seule fois.
Notre invitée ce mardi dans le JT était Amélie Lamarche, administratrice au sein du Comité des Elèves Francophones. Une délégation de 10 membres du Comité et d'élèves va rencontre la ministre de l'Enseignement ce mercredi en fin de journée, à sa demande. Ils espèrent que leur message soit entendu: "Ce qu’on espère", explique-t-elle, "c’est faire remonter le mal-être des élèves, l’impression qu’ils ont de ne pas être écoutés, d’être dans une société où tout le monde a des attentes envers eux mais sans tenir compte de leur épanouissement au sein de l’école. L’objectif est d’être écoutés, mais pas juste une fois parce qu’ils vont dans la rue, tout le temps. L’objectif est qu’au sein des écoles et au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles, on puisse entendre la colère des élèves par rapport à l’école, car ce sont eux les premiers concernés. Qu’ils sentent que leur place est à l’école, qu’ils ont le droit de donner leur avis et qu’ils sont importants pour la société de demain."
"Les jeunes ont peur pour leur avenir"
"Les jeunes ont peur pour leur avenir", explique Amélie Lamarche."L’accessibilité aux études, avec l’augmentation du minerval, l’augmentation du prix des abonnements au réseau TEC aussi, qui a été confirmée cette semaine. Ce sont des choses qui leur font peur car on leur a toujours parlé d’égalité des chances, mais sur le terrain, où est-elle réellement ?"
Le CEF soutient les manifestations, et encourage les jeunes à porter leurs voix, mais dénonce les violences. "On encourage les jeunes à porter leur voix. C’est important qu’ils puissent s’exprimer, c’est un besoin des jeunes de le faire. Au sein du CEF, on essaye de porter leur voix, mais même pour nous ce n’est pas facile de le faire auprès de toutes les écoles, car on n’est pas reconnu comme fédération représentative, comme peut l’être la FEF dans l’enseignement supérieur. On encourage les manifestations pacifiques, souvent soutenues par les professeurs. Les violences, ce n’est qu’une infime partie des élèves, voire pas des élèves car comme dans toute manifestation, certains sont là pour profiter pour enclencher des débordements. Mais il ne faut pas que ça cache le message et les revendications qui sont derrière. Dégrader le matériel urbain, ça ne va pas aider."