Une conduite de gaz percutée par un engin de chantier, à proximité d'une maison de repos : c'était le scénario d'un exercice grandeur nature organisé en Hesbaye pour tester la capacité des secours à réagir et à communiquer face à une situation de crise.
Le scénario aurait pu être celui d'un véritable accident. Une fuite de gaz est signalée route de Landen, après qu'un engin de chantier a percuté une conduite. À quelques mètres de là, une maison de repos doit être prise en compte par les secours. Une trentaine de personnes participent à l'exercice. Les équipes doivent notamment sécuriser les lieux, évacuer les habitants situés à proximité et transmettre les informations au poste de commandement ainsi qu'au centre de crise communal.
Tester la coordination entre les services
L'objectif est avant tout de mettre les différents intervenants en situation réelle afin de vérifier leur capacité à travailler ensemble.
« Les difficultés sont quasiment toujours les mêmes : arriver à coordonner les différentes disciplines et les différents moyens le plus efficacement possible », explique Marc Duvivier, Commandant de la Zone de Secours Hesbaye.
La communication constitue donc un élément essentiel. Les intervenants doivent apprendre à se connaître et à travailler ensemble pour pouvoir réagir plus rapidement lorsqu'une véritable situation d'urgence survient.
L'exercice prend également tout son sens dans une région où sont présentes de nombreuses conduites de gaz à moyenne et haute pression.
Des erreurs de communication identifiées
Après environ trois heures de mise en situation, les différents services se réunissent pour dresser un premier bilan.
Quelques erreurs de communication et certains oublis sont relevés. La stratégie d'intervention doit également être affinée. Un premier tour de table permet à chacun de partager ses impressions et d'identifier les points à améliorer.
L'objectif est de transformer ces enseignements en automatismes afin que les différents services puissent appliquer les bonnes stratégies en cas de crise réelle. Cet exercice, coordonné par le service de planification d'urgence, était une première.
D'autres exercices de ce type pourraient être organisés à l'avenir, notamment tous les deux ans.