À la caserne d'Amay, 125 volontaires de la Force Terrestre de l'armée ont démarré leur service militaire ce mardi. L’occasion de découvrir leur nouvel environnement et de tout de suite se plonger dans leur nouvelle vie.
C’est le grand jour pour les 125 volontaires de la caserne d'Amay. Aujourd’hui, ils laissent derrière eux leurs parents et leur passé de civil pour réaliser leur service militaire pendant un an. "C'est venu tout naturellement. Cela a toujours été une évidence pour moi, donc je n'ai pas réfléchi à autre chose en fait", explique Léa. Pour Arthur, "c'est mon rêve depuis tout petit. Je voulais d'abord rentrer chez les para-commandos et ce service était l'occasion de voir un petit peu à quoi ça ressemblait". Quant à Alexia, cette envie est assez récente. "C’est depuis cette année. Avant, je ne connaissais pas spécialement ce secteur et puis j'en ai entendu parler, donc j'ai voulu essayer, je me suis dit pourquoi pas tenter".
Encouragés par les parents
Ces jeunes ont directement été plongés dans le bain : visite médicale, essayage des tenues et des accessoires ainsi que récupération des sacs.
Si c’est une nouvelle aventure qui commence pour ces volontaires, c’en est aussi une pour leurs parents, qui ne verront désormais plus leur enfant que lors des week-end. Si certaines larmes ont coulé, c’est surtout l’enthousiasme qui régnait. "Notre fils était tellement content de venir qu'il n'y a pas eu de souci. On l'a encouragé. C’est une démarche patriotique et c'est toujours formateur. Chacun y prendra ce qu'il peut y trouver et en sortira grandi à sa juste valeur", raconte un couple de parents. Une autre maman va dans le même sens. "Il y a quand même un peu d'émotion, mais en même temps, il était tellement super content, il se réjouissait, donc ce n'est que du bonheur quand même. Avec un peu d'appréhension, mais ça va aller".
Gonfler les rangs
Pour l’armée, ce service militaire volontaire est une opportunité de gonfler ses rangs et de constituer une réserve déjà formée, alors que les tâches demandées à la Défense sont de plus en plus nombreuses et variées. "À la chute du mur de Berlin, on est passé d'une armée de milice à une armée professionnelle, petite et déployable. On allait aux quatre coins du monde pour éteindre des feux ça et là. Aujourd'hui, on se rend compte que cette partie est toujours d'actualité, mais qu'on a aussi de plus en plus de demandes d'interventions sur le territoire national", détaille le Commandant en Second de la Force Terrestre, Stefan Lindelauf. "À terme, cette réserve territoriale nous permettra de continuer d'exercer nos missions à l'extérieur d'une part, et d'autre part, de pouvoir aider les autorités civiles sur le territoire belge en évitant d'avoir une tension trop grande".
"Cette réserve territoriale nous permettra de continuer d'exercer nos missions en évitant d'avoir une tension trop grande"
Les 125 volontaires resteront basés toute l’année à la caserne d’Amay. Ils commenceront par recevoir la formation de 14 semaines commune à tout militaire qui s’engage avant de réaliser des missions. Pendant leur service, ils resteront toujours sur le territoire belge.