La Ville de Waremme a acté la vente du hall de la Carotte à la zone de secours de Hesbaye pour 950 000 euros. Acheté en 2018 pour 1,2 million d’euros, le bâtiment est aujourd’hui au cœur d’une polémique politique.
La vente du hall de la carotte fait grincer des dents à Waremme. La Ville revend ce bâtiment communal à la zone de secours de Hesbaye pour 950 000 euros. Pourtant, lors de son acquisition en 2018, le bâtiment avait coûté 1,2 million d’euros. Une différence qui alimente les critiques de l’opposition.
250 000 euros de différence mais le manque à gagner pourrait être encore plus important si l’on tient compte de l’estimation réalisée à l’époque. « Moi, je compte 500 000 euros parce que c’est un bâtiment qu’on aurait pu vendre à 1 450 000 euros. C’était l’estimation de l’époque. Et puis ici, on le vend moins cher » dénonce Thierry Bataille, Conseiller communal à Waremme.
Il ne remet toutefois pas en cause le principe de la vente à la zone de secours, mais s’interroge sur la répartition de l’effort financier entre les communes concernées.
« La zone de Hesbaye, c’est quatorze communes. Pourquoi est-ce que Waremme serait la seule commune à se saigner pour pouvoir mettre les pompiers là-bas, à un tarif moins élevé ? ".
Une vente défendue par la majorité
Du côté de la majorité, le prix de vente est notamment justifié par les modalités d’occupation du bâtiment. Une partie des lieux pourra encore être utilisée par le service des Travaux de la Ville. La zone de secours bénéficiera également d’une mise à disposition gratuite pendant au moins deux ans.
La majorité avance aussi une garantie pour les finances communales : si la zone de secours changeait finalement de projet et décidait de ne plus récupérer le bâtiment, celui-ci pourrait être remis en vente. Une éventuelle plus-value reviendrait alors en grande partie à la Ville de Waremme.
Autre argument avancé : la nécessité de disposer d’une caserne mieux adaptée aux besoins des pompiers. L’emplacement actuel, situé en centre-ville, ne serait plus idéal pour les interventions. « Il y a ici une accessibilité beaucoup plus grande pour la sécurité de nos citoyens. Et ça aussi, on doit en tenir compte », souligne Raphaël Dubois, Bourgmestre de Waremme.
Quel avenir pour le hall de la carotte ?
À plus long terme, le projet pourrait aller bien au-delà de la simple reprise du bâtiment. Si les plans se concrétisent, le hall actuel serait démoli pour laisser place à une nouvelle caserne. Un nouvel hôtel de police pourrait également être construit à proximité. Le coût de ce projet dépasserait les 10 millions d’euros.