L'avocat d'Enzola Bayandidila, l'un des deux auteurs présumés de l'agression commise sur un bijoutier d'Esneux mercredi soir, s'est étonné dimanche sur les antennes de RTL-TVI et de la RTBF de la rapidité avec laquelle la reconstitution des faits a été organisée dès vendredi soir. Selon Me Philippe Zevenne, organiser une telle reconstitution dans les 48 heures après les faits est particulièrement exceptionnel; cela n'arrive particulièrement jamais dans les dossiers de cette nature, a-t-il par ailleurs indiqué à l'Agence BELGA. Il craint que le manque de préparation de cette reconstitution conduise tout aussi rapidement à la conclusion selon laquelle il s'agissait d'un cas de légitime défense, version qui ne pourrait plus être contestée par la suite. Une personne est tout de même morte dans cette affaire, même si elle se trouvait là pour de mauvaises raisons et il convient d'étudier les faits avec la rigueur et le recul nécessaires avant de déclarer le dossier sans suite, estime l'avocat qui défend le co-auteur présumé aux côtés de Me Marylène Lanza. Pour sa part, Enzola Bayandidila, actuellement hospitalisé et en aveux, affirme qu'il s'enfuyait lorsqu'il a été touché par une balle et l'impact d'entrée du projectile se trouve à l'arrière de la main, ce qui fait croire qu'il dit la vérité, estime encore Me Zevenne. Il précise que son client exprime des regrets par rapport au bijoutier et à la mort de son ami d'enfance. Les événements ont provoqué un choc qui lui a fait prendre conscience de la gravité de son comportement, estime l'avocat.