Les syndicats de l'entreprise sprimontoise Meister, filiale du groupe allemand Poppe & Potthoff spécialisée dans des techniques de précision pour le secteur automobile, ont rencontré la direction, pour discuter du licenciement, mercredi dernier, de cinq travailleurs. On a tenté de négocier quelque chose mais c'est absolument impossible, a commenté Jean-Luc Noirfalise, délégué FGTB-Métal. La direction a dit que tant que la législation ne l'obligerait pas à s'asseoir autour d'une table pour donner des explications sur les licenciements, elle ne le ferait pas ! , a ajouté Jean-Yves Lefebve, représentant CSC-Météa. Les travailleurs sont apparus dépités et résignés face à cette situation. On voit bien depuis des mois, voire des années, que la direction veut licencier à bas prix. On n'a pas d'armes légales, pas de rapport de force possible. Même si on se remet en grève, la direction s'en frotte les mains, elle a des stocks. Pour l'instant, on est en chômage économique, a indiqué Jean-Luc Noirfalise. Les syndicats se réuniront, chacun de leur côté, pour voir quelles actions peuvent encore être menées. On veut rappeler à la direction qu'en Belgique, il existe un modèle de concertation sociale, a affirmé Jean-Yves Lefebve. La société Meister compte aujourd'hui 70 travailleurs, contre une grosse nonantaine en septembre 2011, date à laquelle neuf travailleurs avaient déjà été licenciés.