Le procès de Rita Bigattini et de sept autres accusés, tous poursuivis pour l'assassinat d'André Cornet, un opticien abattu en juin 2010, a débuté ce lundi matin devant la cour d'assises de Liège. Le procès se déroule dans un climat de haute sécurité mais aucun incident n'a été déploré lors de son ouverture, à l'exception de l'absence de deux jurés. La première journée est consacrée à la lecture de l'acte d'accusation. Le procès de Rita Bigattini et consorts a débuté par le remplacement de deux jurés. Deux hommes qui avaient été retenus lors de la composition du jury dix jours plus tôt ont fait savoir qu'ils étaient dans l'incapacité de siéger. Ils ont immédiatement été remplacés par des jurés suppléants. Il ne reste plus que 6 jurés suppléants. Le procès se déroule dans un climat de haute sécurité en raison du fait que deux des accusés, Elias Bak et Cédric Michot, auraient déjà tenté de s'évader. Des mesures de sécurité strictes mais non draconiennes ont été instaurées. Toutes les personnes qui assistent au procès sont systématiquement fouillées à l'entrée de la salle. Deux portiques de sécurité ont été installés dans les couloirs du palais de justice. Cette organisation n'a été que peu perturbée par le fait qu'un escalier principal du palais de justice menace de s'effondrer et a été fermé. Rita Bigattini, une institutrice primaire de Grâce-Hollogne âgée de 47 ans, est accusée d'avoir fait assassiner son compagnon, André Cornet. Elle avait fait appel à des connaissances pour faire supprimer son compagnon et faire main basse sur sa fortune. Sept coaccusés répondent des mêmes faits. Aucun incident d'audience ne s'est déroulé à l'ouverture du procès. Le substitut Pierre Marissiaux a débuté la lecture de son acte d'accusation vers 9h30. Cet acte d'accusation comporte 82 pages