Nos photos nous appartiennent-elles encore une fois publiées ?

Publier, partager, supprimer : derrière ces gestes devenus quotidiens se cachent des questions de droit, de consentement et de protection de la vie privée que les jeunes connaissent parfois moins bien qu’ils ne le pensent.

Publié le 13 mai 2026 à 18:05

À propos de cet épisode

Une photo publiée sur les réseaux sociaux disparaît-elle vraiment lorsqu’on la supprime ? Un compte privé protège-t-il totalement ce que l’on partage ? Et que peut-on faire lorsqu’une image est copiée, détournée ou réutilisée sans autorisation ? Dans « C’est pas faux », l’ASBL Scan-R s’empare d’un sujet devenu incontournable : la protection des données personnelles et du droit à l’image à l’heure des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle.

 

Pour confronter les perceptions aux réalités, l’émission donne d’abord la parole à des jeunes interrogés dans la rue. Leurs réponses montrent une conscience assez nette des risques : une publication peut laisser une trace, être conservée, copiée ou circuler bien au-delà du cercle auquel elle était initialement destinée. Plusieurs évoquent aussi la différence entre un compte public et un compte privé, ainsi que les nouveaux usages rendus possibles par l’intelligence artificielle.

Une photo supprimée peut continuer à circuler

Invitée en plateau, l’avocate Ajla Memic, spécialisée en protection des données et en droit à l’image, apporte un éclairage juridique à ces préoccupations. Elle rappelle notamment qu’une photo peut certes être supprimée d’une plateforme, mais qu’une copie peut avoir été téléchargée, enregistrée ou conservée ailleurs. Dans ce cas, plusieurs réflexes existent : demander la suppression du contenu, utiliser les outils de signalement des plateformes et, si nécessaire, faire valoir ses droits.

 

L’émission insiste également sur une nuance essentielle : avoir un compte privé réduit l’exposition, mais ne fait pas disparaître le droit à l’image ni les risques de réutilisation. À l’inverse, un compte public augmente mécaniquement le nombre de personnes susceptibles de voir, partager ou modifier une publication. Autrement dit, les paramètres de confidentialité comptent, mais ils ne constituent pas une garantie absolue.

Mineurs, données personnelles et droit d’auteur

À travers un jeu de vrai ou faux, Clara, Romane et l’invitée passent en revue plusieurs situations très concrètes. Peut-on publier la photo d’un mineur sans autorisation ? Une information personnelle reçue en ligne peut-elle être partagée librement ? Un créateur individuel peut-il agir lorsqu’un contenu original est copié ? Ces cas permettent d’aborder le consentement, le caractère personnel d’une donnée et la protection automatique accordée à certaines créations par le droit d’auteur.

 

Les échanges montrent surtout à quel point des gestes devenus banals — poster une photo d’anniversaire, transmettre une image, republier un contenu — peuvent avoir des implications juridiques que l’on connaît mal. C’est précisément là que l’émission trouve son intérêt : remettre du droit et de la prudence derrière des usages quotidiens qui semblent parfois anodins.

Réfléchir avant de publier

Le conseil central formulé en plateau tient en une idée simple : réfléchir avant de publier. Une donnée personnelle ou une image peut rester accessible très longtemps et, dans certains cas, resurgir bien après sa mise en ligne. L’émission rappelle aussi l’importance de connaître les politiques de confidentialité, le consentement demandé par les plateformes et les moyens de recours disponibles.

 

La question devient encore plus sensible avec les risques d’usurpation d’identité et de détournement d’images par des outils d’intelligence artificielle. Jusqu’où une photo peut-elle être transformée ? Quels recours existent lorsqu’elle est utilisée sans accord ? Et quelles précautions adopter sans pour autant renoncer aux réseaux sociaux ? Regardez l’émission complète pour découvrir les explications d’Ajla Memic, les réactions des jeunes et les exemples concrets abordés en plateau.

 

Entre pédagogie, témoignages et conseils pratiques, « C’est pas faux » invite ainsi chacun à mieux comprendre ce qu’il partage en ligne. La vidéo permet d’aller plus loin dans les nuances juridiques et les bons réflexes à adopter pour mieux protéger ses données, son image et ses créations.

C'est pas faux

L'émission qui aide les ados à décrypter l'info

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