André Grenier

Entre colère du terrain, contraintes budgétaires et réformes à organiser, André Grenier défend une école plus stable, davantage d’anticipation et un respect mutuel entre enseignants, élèves et parents.

Publié le 5 septembre 2026 à 20:05

À propos de cet épisode

Une rentrée scolaire sous tension, des enseignants qui expriment leur colère et des réformes qui continuent de s’accumuler : pour sa première rentrée comme administrateur général de Wallonie-Bruxelles Enseignement, André Grenier arrive au cœur de plusieurs dossiers sensibles. 

À la tête d’un pouvoir organisateur qui représente quelque 500 écoles, 200.000 élèves et étudiants et 30.000 membres du personnel, André Grenier revendique une connaissance à la fois pédagogique et gestionnaire de l’enseignement. Mais il insiste surtout sur la nécessité de rester en contact avec les écoles, les directions et les enseignants.

Son constat est clair : si les réformes doivent être appliquées, leur rythme et leur mise en œuvre ont parfois été sous-estimés. Pour lui, l’enjeu est désormais d’obtenir davantage d’anticipation et un calendrier plus lisible des prochaines transformations. 

André Grenier défend aussi plusieurs propositions concrètes. Parmi elles : le passage à deux périodes de cours de citoyenneté et philosophie dans l’enseignement officiel. Il y voit une piste permettant de réaliser des économies sans supprimer d’emplois.

Autre sujet sensible : les langues modernes dans le tronc commun. Il souhaite que l’apprentissage d’une seconde langue étrangère puisse intervenir plus tôt que la quatrième secondaire. 

Face au mécontentement du corps enseignant, André Grenier affirme comprendre la lassitude provoquée par une succession de réformes et par les efforts budgétaires demandés. Il rappelle toutefois que la situation financière de la Fédération impose, selon lui, de rechercher des économies. Sa réponse passe davantage par des synergies entre pouvoirs organisateurs, notamment dans les bâtiments scolaires ou certains outils pédagogiques, que par une simple addition de contraintes pour les enseignants.

Il refuse également de qualifier systématiquement le métier d’enseignant de « pénible ». Il le décrit comme un métier difficile et exigeant, marqué par la préparation des cours, les corrections et une charge administrative croissante, tout en estimant nécessaire de préserver son attractivité dans un contexte de pénurie. 

André Grenier appelle les parents à faire confiance aux professionnels de l’éducation et défend fermement le respect dû aux enseignants, tout en rappelant que celui-ci doit rester mutuel envers les élèves.

 

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